Chez Citroën, les cabriolets font
d'autant plus rêver qu'ils ont toujours été rares.
Actuellement, seule la polyvalente C3 Pluriel remplit ce rôle – parmi
d'autres – si l'on accepte de faire du démontage.
Dès lors, on comprend pourquoi les stylistes chargés
d'éblouir le chaland au Salon de Francfort ont
planché sur un cabriolet... un vrai. La C5 Airscape
s'inscrit parfaitement dans une gamme récemment
renouvelée sous le crayon inspiré de Jean Pierre
Ploué patron du design Citroën.
La marque aux chevrons a en effet suffisamment amélioré son
image pour envisager d'inscrire une décapotable à son
catalogue. Et le réalisme du projet nous fait penser
que des cartons à la route, il ne faudra peut-être
pas attendre si longtemps. En style pur, le concept adopte
une face avant maison avec des optiques au dessin connu reliés
par la nouvelle mise en scène du double chevron commune à presque
tous les modèles de série. La calandre, réduite
au strict minimum, contraste avec la large entrée d'air,
sorte de gueule béante aménagée au ras
du bitume au milieu du pare-choc bouclier. De chaque côté,
les phares antibrouillard reprennent l'esprit du dessin
des optiques.
CITROEN C5 Airscape
Très travaillés, les flancs jouent avec les reflets
et la lumière. L'arrière, plus banal, est
conforme à l'orientation que doit prendre un cabriolet
Citroën de haut de gamme. Il reste élégant
avec des feux débordant sur le couvercle du coffre et
deux embouts chromés sous la jupe arrière.
De profil, la Citroën C5 Airscape montre sa silhouette
aérodynamique, la ligne de pavillon au galbe constant
s'étirant un maximum vers l'arrière.
Aucun montant ne vient contrarier la visibilité latérale.
On remarque aussi les passages de roues marqués et les
jantes spécifiques de 19 pouces.
Entièrement à structure en carbone, le toit non
rigide mais de conception inédite et recouvert d'une
toile matelassée se déploie et se rétracte
en moins de 25 secondes sans aucune intervention manuelle du
conducteur.
Entièrement gainé de cuir brun foncé,
l'habitacle bénéficie d'une finition
presque artisanale. Selon Citroën, les sièges suggèrent
l'univers du luxe par une partie centrale évoquant
les maillons d'un bracelet montre tandis que l'assise
est agrémentée d'un jeu de coutures flatteur à l'œil
et au toucher. Autres distinctions : les joncs métallisés
soulignant la console centrale et les commandes de climatisation
et l'association cuir/chrome du pommeau du levier de
vitesse.
CITROEN C5 Airscape
Devant lui, le conducteur dispose d'un volant à commandes
centrales fixes (comme sur la C4), l'essentiel des réglages étant
regroupé pour éviter aux mains de s'éloigner
du volant. Les trois cadrans de contrôle sont assortis
d'aiguilles annulaires. Elles ne barrent plus le cadran
mais courent sur leurs pourtours au profit, parait-il, d'une
meilleure lisibilité.
Mais en 2007, un concept n'en serait pas sans une approche
visant à préserver l'environnement. La
C5 Airscape est donc équipée du V6 2.7l HDI de
208 chevaux associé au filtre à particules. Il
est susceptible de fonctionner avec un pourcentage de Diester
(huile de Colza) et se voit épauler par une technologie
appelée UrbanHybrid. Elle fait appel à un alterno-démarreur
réversible et à des condensateurs permettant
de stocker d'importantes quantités d'énergie
générées lors des phases de décélération
et de freinage. Cette énergie permet à la climatisation, à la
radio et à d'autres organes de continuer à fonctionner
lorsque le système Stop/Start intervient. Rappelons
que le Stop/Start déjà proposé en série
sur la C3 par exemple coupe le moteur lorsque la voiture s'immobilise
plus de quelques secondes et le redémarre sur simple
pression de l'accélérateur. La réserve
d'énergie sert aussi à doper le V6 lors
de dépassements en augmentant le couple.
La C5 Airscape hérite aussi d'un antipatinage
innovant baptisé Snow Motion annoncé très
performant sur sols à faible adhérence et notamment
dans la neige.
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